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Pratiques de sorcellerie : Comment le « Kong » précipite la mort en Afrique

Dans le continent africain et plus précisément dans les sociétés Bantu, il existe certes des morts naturels, mais aussi des départs plus ou moins précipités vers l'éternité à travers le Kong. NSA vous parle de cette pratique maléfique.

Léonel Balla
🕓 Modifié le
Pratique de sorcellerie : Comment le "Kong" précipite la mort en Afrique
Résumé de l'article

👉🏿 En Afrique comme partout ailleurs, tous les décès ne sont pas naturels.

👉🏿 Le « Kong » est souvent pointé du doigts pour justifier les décès mystérieux.

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Accident de circulation, noyade, maladie etc, les phénomènes qui causent les décès en Afrique sont généralement jugés anormaux ; c’est un secret de polichinelle. Dans les sociétés Bantu présentes en Afrique centrale, le « Kong » est régulièrement pointé du doigt. Une pratique qui, de source bien introduite, consiste à simuler la mort d’un individu pour en faire un esclave dans un autre monde.

Les manifestations du Kong

Selon le magazine Afrimag, le « Kong » est une pratique très ancienne, transmise de génération en génération. Pratiquée par les membres d’une société secrète, les adeptes sont soumis au respect d’une règle sacrée : « si tu manges le mien, je dois également manger le tien ».

En réalité, la nourriture ici fait référence aux personnes. Et les personnes offertes au repas doivent impérativement appartenir aux familles des membres. « Les personnes qui pratiquent le « Kong » ne le font pas d’office pour être riches, elles le font juste pour augmenter leur puissance occulte (…) Plus il y a des morts, plus les différents membres gagnent en puissance » souligne Afrimag.

Les potentielles victimes de « Kong »

De sources introduites, tout le monde peut être victime de « Kong » à partir du moment où un membre de votre famille en est un adepte. Toutefois, le choix des victimes ne se fait pas au hasard. Généralement, ce sont les personnes qui, consciemment ou inconsciemment, présentent un potentiel métaphysique énorme qui sont ciblées.

Après avoir été repérée et choisie, le nom de la prochaine victime est écrit sur une liste à l’aide de la dent d’un ancien membre décédé.

Mode opératoire

Les membres de la société secrète procèdent par un empoisonnement mystique ou réel pour atteindre leurs victimes. Sur le plan mystique, c’est généralement à travers un rêve que la cible consomme le poison.

Le concerné meurt quelques jours après, et les membres de la société secrète précipitent la décomposition de son corps pour qu’il soit aussitôt enterré. Notre source poursuit que la même nuit de l’enterrement, le corps de la victime est immédiatement enlevé de la terre pour être conduit dans son nouveau monde afin de servir d’esclave aux entités démoniaques qui s’y trouveraient.

Méthodes de protection

Interrogé sur la question, un religieux nous a fait savoir, tout en niant partiellement l’existence de ce phénomène, que la seule voie de protection est la prière. Une méthode que certaines personnes ne trouvent pas très efficace, et qui préfèrent plutôt se réfugier dans d’autres pratiques. Parmi ces dernières, figure le fait d’enterrer le cadavre suspect avec un chat. Ce dernier est censé le protéger des membres de la société secrète lorsqu’ils vont essayer d’extraire son corps.

A défaut, la famille de la victime verse l’acide sur lui, afin que son corps ne soit plus utile. Notre source précise que toutes ces pratiques ne sont pas visibles à l’œil nu.

Tout compte fait, si le Kong n’est pas reconnu par tout le monde, il n’en demeure pas moins qu’il existe bel et bien des décès mystérieux en Afrique, et même dans le monde.

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Léonel Balla

À propos de l'auteur, Léonel Balla

Je suis Journaliste polyvalent de nationalité camerounaise. Passionné d'écriture et de lecture, je traite généralement des sujets d'actualité portant sur l'économie et la politique. Je m'intéresse également aux faits divers et à l'actualité people.